Résultats France jeunes 663

France cadets-juniors à Châteauroux : cent fois sur le tartan...

ou sur le ciment remettez votre ouvrage... Il en faut de l'expérience pour dominer une compétition comme les championnats de France, et un zeste de chance en plus. Si cette dernière a parfois manqué, en tout cas chacun des dix athlètes du MACS présents à Châteauroux (un record, tout comme les huit Coutançais) aura emmagasiné du métier pour le futur, en même temps que de belles images.

Seule Loetitia LECOCQ avait déjà connu une telle compétition, et elle est la seule à être parvenue en finale. Las, alors que l'an dernier elle avait réussi l'exploit de finir 5ème ( avec 11,93 m et 3ème en qualifications avec la même marque), juste prise cette année (11,94 m!) elle franchit 12,13 m , record personnel égalé, mais elle ne termine que 11ème sans pouvoir tenter les six essais : de l'avis général, le concours du triple saut juniors n'a jamais été d'un aussi haut niveau aux France, avec notamment deux filles qualifiées aux prochains championnats d'Europe ! Dans la même épreuve, Constance LEBAS (11,09 m) pourtant hyper-motivée ne parvient pas à trouver assez de ressources pour renouveler ses performances du début d'été (11,82 m) : être prête le jour J et contrôler son énergie est difficile, et n'oublions pas qu'elle a gagné près de 60 cm en un an sur cette discipline.

Toujours au triple saut, mais en cadets, mêmes choses pour nos deux jeunes. Hugo ADAM très réglé techniquement ne trouve pas l'allant pour se qualifier, mais il fallait battre son record de 35 cm... Ses 13,25 m ne sont pas un déshonneur, d'autant qu'il a essayé une planche à 13 m en prévision de la finale... où malgré le règlement la planche à 11 m a été autorisée ! Baptiste GUERAND parvient grâce à son énergie coutumière à franchir 13,86 m, tout près de son record (13,89 m), mais il fallait sauter 14,02 m pour être pris... Au moins auront-ils vu le lendemain un Martin LAMOU hors normes améliorer le record de France avec 16,46 m !

De même Maxime FRERET qui , ouvrant le bal au javelot vendredi, ne peut se libérer de la pression, de l'envie de bien faire et de petits défauts techniques survenus plusieurs fois cette année. Dans un contexte où il n'a jamais connu si forte adversité y compris aux France UGSEL, il lance à 46,87 m et termine très déçu. Mais qui aurait parié en début de saison qu'il serait même qualifié à ces France ? Avec cette soif de succès et une grande rigueur dans le travail et les objectifs , Maxime est un lanceur en devenir avec un gros potentiel de progression : rendez-vous en junior 2 ! De même Mathis DURAND, encore cadet 1, projette son marteau à 46,83 ; encore incertain en début de semaine, il maîtrise ses jets mais ne peut répondre aux envolées de cadets 2 aux gabarits parfois impressionnants. Et puis la malchance : ainsi Brice HARENG, lui aussi incertain car malade une semaine auparavant, et avec un entraînement perturbé, qui court le 400 m en 53''28, son plus mauvais temps de la saison ! Une grosse déception qu'il faudra « avaler » : une épreuve formatrice certes, mais difficile après tous les efforts consentis et les espoirs apparus cet été. Autre désillusion pour Donovan GUEZAIS : après plusieurs concours à plus de 6,60 m cet été, il doit (sagement) renoncer à défendre ses chances du fait d'une blessure trop douloureuse. Quand on sait que le dernier qualifié saute 6,77 m et que Donovan a franchi 6,76 m le 19 juin, il y a de quoi rager ! Leurs deux camarades du CS Carentan ne connaissent pas plus de réussite : Elise LEVEEL ne peut suivre le rythme de sa série et termine en 5'16''65, après une fin de saison contrariée par des pépins physiques et accaparée par les examens, tandis que Vianney CHEVALLIER qui n'a pu assez se préparer techniquement ne place aucun lancer de disque valable dans un concours où le vainqueur des interrégionaux de Fougères ne finit que 19ème...

Mais être confronté à un tel niveau est salutaire et enrichissant : gérer le stress, s'adapter aux conditions du jour (un fort vent a gêné les lancers par exemple), s'adapter à un fonctionnement à des lieues d'un championnat régional, tout cela servira à nos jeunes, qui ont montré courage, humilité et volonté et n'attendent que l'an prochain pour à nouveau accéder à leur rêve : aller aux France !

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